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Le marché

Un hôtel produit ses chambres deux fois par jour. Il n'en vend qu'une.

Le day-use n'est pas un rabais consenti sur une nuitée. C'est la vente d'un créneau qui n'était sur aucun marché : celui de la journée.

75 % des chambres sont vides entre 11 h et 17 h

Ce n'est pas une estimation prudente, c'est la réalité d'exploitation de la plupart des établissements. Pendant six heures, l'essentiel du parc est prêt, entretenu, chauffé, et improductif. Aucune autre industrie n'accepterait de laisser dormir les trois quarts de son outil un jour sur un jour.

Le day-use est devenu une tendance de fond, pas une curiosité

Il figure parmi les dix grandes tendances mondiales de l'hôtellerie et a été cité au World Travel Market, aux côtés du staycation et du flex office. Ce n'est pas un effet de mode local : c'est l'expression hôtelière d'un changement d'usage qui touche aussi le bureau et le logement.

La journée est un marché, pas un reste

On a longtemps traité les heures de journée comme du temps mort : la chambre est prête, elle attend le soir. Or entre 11 h et 17 h, il existe une demande réelle et solvable, faite de gens qui ont besoin d'une chambre sans avoir besoin d'une nuit. Cette demande ne s'exprimait nulle part parce que l'offre n'existait pas.

Le télétravail a créé un besoin permanent

Un salarié à distance qui ne peut pas travailler chez lui, un consultant entre deux rendez-vous, un candidat avant un entretien : ils cherchent un bureau calme avec une salle de bain, pas un hébergement. L'hôtel est le seul lieu qui offre déjà exactement cela, et il le laisse vide.

Les correspondances et les longues attentes

Escale de huit heures, train de nuit raté, chambre libérée à midi alors que le vol part à minuit. Ce sont des situations où le voyageur paie volontiers une journée, parce que l'alternative est un hall d'aéroport.

Le repos, et le moment à deux

Une part significative de la demande day-use est simplement du confort : quelques heures au calme, une piscine en semaine, un moment d'intimité. Cette clientèle est locale, régulière, et elle revient.

Ce que ça change dans le compte d'exploitation

Le coût marginal d'une chambre day-use est très inférieur à celui d'une nuitée : pas de petit-déjeuner, pas de nuit de personnel, un ménage allégé sur une chambre peu occupée. La marge est donc mécaniquement meilleure que le prix affiché ne le laisse penser.

Et ce que ça ne change pas

Votre positionnement, votre tarification de nuit, votre distribution existante. Le day-use se pose à côté, sur un créneau qui ne se vendait pas. Un hôtel qui affiche complet le soir peut vendre en journée sans toucher à un seul de ses canaux.

Le marché

Une chambre ne se vend pas une fois par jour. Elle se vend deux fois, si on la met sur le marché deux fois.

La chambre n'est que le point d'entrée

Un client de journée ne consomme pas qu'une chambre. Il déjeune, il nage, il réserve un soin, il travaille au lobby. Ces prestations tournent déjà, elles sont chauffées, entretenues et dotées de personnel aux heures où elles se vendent le moins. Ce qu'elles encaissent en journée ne coûte presque rien de plus à produire.

Piscine, spa et bien-être

Un accès à la journée se vend seul ou avec la chambre. C'est souvent la raison de la réservation, pas l'accessoire qu'on ajoute à la fin.

Salle de sport et remise en forme

Un équipement déjà chauffé et déjà entretenu, occupé aux heures où il est vide. La clientèle de quartier vient à ces heures-là, pas le soir.

Bar et restaurant

Le complément de chiffre d'affaires le plus direct : le client est sur place, à l'heure du service, et la salle tourne de toute façon.

Lobby et espaces de travail

Une place assise, du wifi et du café se vendent à la demi-journée. Le télétravail a créé cette demande, et elle ne repartira pas.

Arrivée tôt, départ tard

L'early check-in et le late check-out se facturent à l'heure, sur des créneaux déjà libres dans votre planning de ménage.

Conciergerie et services

Bagagerie, parking, blanchisserie, soins, prêt de matériel : ce que vous proposez déjà la nuit se vend aussi le jour.

Ne vous limitez pas aux chambres standard

Une chambre supérieure, une suite, une chambre avec terrasse ou avec vue se vendent très bien à la journée. Le client de journée compare peu de choses et décide vite : la différence de confort se voit tout de suite, et le surclassement se joue au moment de la réservation.

Un client de proximité qui a passé un après-midi chez vous revient, et il en parle autour de lui. C'est le meilleur ambassadeur que votre hôtel puisse avoir, et il habite à vingt minutes.

75 %
des chambres inoccupées entre 11 h et 17 h
2011
l'année où nous avons ouvert ce marché
2016
l'intégration de notre solution dans l'application AccorHotels

Le marché existe. Il manque votre offre.

Créer votre première offre ne vous engage à rien : vous choisissez le prix, les jours et le nombre de chambres, et vous ajustez ensuite avec des chiffres réels sous les yeux.

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